Explorer les dunes

Les dunes de Keremma ...

Vaste échancrure dans le littoral finistérien, la baie de Goulven et les dunes de Keremma forment un paysage remarquable. Tantôt façonnées par l’homme, tantôt par les vents et les marées, elles offrent sur le littoral breton, un paysage peu commun aux allures surprenantes. Des dunes à perte de vue, d’immenses plages de sables blancs qui s’ouvrent jusqu’à l’horizon à marée basse, des oiseaux par milliers, une flore remarquable, une histoire humaine surprenante, des vestiges historiques et militaires, des chemins de randonnées…. Mille et une belle raison de nous rendre visite !

Une visite incontournable à vivre durant votre séjour !

4 stations d'interprétation

Accès libre, même en dehors des horaires d’ouverture de la Maison des dunes

De l’accueil de la Maison des dunes jusqu’à la digue, 4 stations d’interprétation jalonnent le sentier de grande randonnée (GR34), pour vous apportez des informations sur la transformation du paysage au fil des temps et la nature du milieu.

Un patrimoine naturel exceptionnel

Une malle aux trésors botaniques.

Constituées de milieux naturels bien différenciés de l’estran à la dune boisée, en passant par la dune fixée et les dépressions arrière dunaires,  les dunes nous offrent un cortège de plantes particulières et adaptées à ce milieu rude mais aussi fragile. Les orchidées en seront le fleuron des dunes de Keremma où 21 espèces ont été recensées

Une faune remarquable

Réserve ornithologique de plus de 2000 hectares, la baie de Goulven et les dunes accueillent chaque année pus de 40000 oiseaux. Ce sont 163 espèces d’oiseaux qui se côtoient principalement en saison hivernale. Des envols de pluviers dorés par milliers sur la baie aux  bécasseaux qui vont et viennent avec le ressac des vagues sur la plage, en passant par le busard des roseaux qui traque sa proie au dessus de la roselière, c’est à chaque visite un spectacle surprenant de nature à contempler.

 

Une dynamique dunaire longuement étudiée

Les dunes de Keremma ont fait l’objet de nombreuses études réalisées par des universitaires. Elles présentent une dynamique particulière et unique. La formation rapide de crêtes dunifiées sur les dunes de Keremma est un paysage que vous ne verrez nulle part ailleurs !

100 000 ans d'histoire

Il y a 100 000 ans

Le niveau marin était de 20 mètres supérieur à l’actuel et la mer venait battre l’abrupt du plateau du Léon. Puis le niveau marin est descendu et a varié de nombreuses fois, laissant apparaître à différents endroits dans le paysage, les vestiges d’une ancienne plage de galets.

Il y a 25 000 ans,

Pendant la période glaciaire, les roches anciennes sont remaniées sous l’action du gel et dégel. Les vents froids du nord transportent sur la région de fines particules limoneuses, appelées lœss. Ces lœss forment aujourd’hui un paléosol qui fera la richesse de notre zone légumière, encore appelée la « ceinture dorée ».

Il y a 12000 ans, au Paléolithique,

le site des dunes était déjà visité par l’homme. La preuve en est par la découverte de ruines de tombes mégalithiques, un dolmen et un coffre de l’âge de bronze ainsi que du petit outillage du paléolithique moyen , un talon de hache polie, de nombreux fragments de poterie, allant du néolithique au moyen Age. Des fouilles archéologiques de 1978 autour de la chapelle ont même mis à jour un ancien cimetière datant du haut Moyen Age.

Au XIXème siècle, le paysage a été marqué par Louis Rousseau : le fondateur de Keremma

En 1823, Louis Rousseau, originaire de la Beauce, achète des sables volants d’une superficie de 300 hectares avec l’idée de les mettre en valeur et de s’installer avec sa femme Emma. Avec l’aide des riverains, il stabilise une partie du cordon dunaire grâce à des semis d’herbe, des plantations de pins et cyprès et aussi l’installation de fascines de genêts. Ce travail fut souvent à recommencer face aux assauts de la mer et du vent. En 1826, la construction d’une digue de 700 mètres et l’installation de clapets anti-retour permettent la mise hors d’eau de 400 hectares de marécages. C’est ainsi que naissent les terres de Lannevez (Nouvelles terres). En 1842, le trait de côte se stabilise et des familles de fermiers  s’installent sur ces nouvelles terres gagnées sur la mer. Louis Rousseau donnera à son nouveau domaine le nom de Ker-Emma.

En 1939-1945,

le site sera occupé par les allemands. Ils en  feront une ligne de défense en creusant des fossés antichars  et la construction de blockhaus. Après la guerre, les fossés antichars serviront de lieux de décharge.  Plus de 300 tonnes, représentant une infime partie, seront retirés du site après l‘acquisition par le Conservatoire du Littoral en 1987.

Dans les années 1960-1980,

Les dunes subissent une fréquentation anarchique. Le camping sauvage s’installe, les voitures, les motos érodent la dune qui menace de céder en plusieurs endroits.

A partir de 1987, un projet d’ensemble est réalisé.

Les descendants de Louis Rousseau donnent au Conservatoire 110 hectares de dunes. Le Conservatoire acquière 84 hectares de plus à un ensemble de propriétaires de Goulven, Tréflez et Plounevez-Lochrist. Le camping sauvage est interdit et des campings municipaux sont créés pour accueillir locaux et vacanciers. Le site est déclaré « site inscrit » au titre de la loi de 1930 et la gestion est confiée au Syndicat des dunes de Goulven-Tréflez-Plounevez-Lochrist.

En 1998,

le Conservatoire du littoral confie la gestion des dunes à la Communauté de Communes.

En 2011,

Le site est désigné « Site Natura 2000 » et rejoint le réseau des sites européens.